Déclaration de Rennes
adoptée à l'occasion d'un colloque sur la 'Traduction pour le Web' à Rennes (France)

La qualification universitaire de traducteur s’acquiert par une formation spécifique :

  1. dont les critères d’admission, la durée, l’organisation, l’architecture, les contenus et les modalités sont fixés par l’institution universitaire ‘qualifiante’, sous sa responsabilité, sous réserve des dispositions réglementaires applicables ;
  2. assurant la mise en place des compétences, savoirs, savoir faire et savoir être relatifs à l’exécution de prestations de traduction :
    • mise en œuvre adéquate des langues de travail applicables,
    • acquisition des matières premières nécessaires à l’exécution de prestations de traduction :
      • connaissances techniques/documentation,
      • terminologie,
      • phraséologie,
      • modèles d’organisation et de formulation, éléments de mémoires de traductions.
    • transferts (traduction-adaptation-localisation),
    • contrôles de qualité :
      • par relecture (en mode correction simple)
      • par révision (avec toutes modifications utiles)
    • outils :
      • suite bureautique complète (traitement de texte, PréAO, SGBD, tableur)
      • outils d’analyse et d’exploration de corpus et de recherche d’informations
      • mémoires de traduction (2 au moins)
    • reconnaissance, application et conversions de formats.
  3. complétée par un stage en environnement de traduction d’une durée minimale de : 3 mois (l’échec du stage interdisant la qualification).
  4. sanctionnée, selon les cas, par :
    1. un contrôle de connaissances (au sens universitaire du terme), dans lequel les seuls éléments servant à la qualification relèvent exclusivement et totalement des compétences, savoirs, savoir faire et savoir être professionnels référencés ci-dessus, sans compensation d’aucune sorte avec des contenus d’enseignements de diversification.
    2. un contrôle de compétences, organisé sous forme de test :
      • dans un environnement et des conditions aussi proches que possible de la réalité professionnelle,
      • mobilisant l’ensemble des compétences et savoirs référencés ci-dessus,
      • proposant une palette suffisante de matériaux réalistes,
      • évalué de telle sorte que la qualification universitaire de traducteur ne puisse être obtenue par quiconque produit une/des traduction(s) comportant au moins un défaut de qualité relevant de l’une des catégories ci-après :
        • faute de langue (orthographe, grammaire, syntaxe)
        • erreur de transfert (singulièrement sur faux amis)
        • erreur de nature à empêcher ou à fausser la compréhension ou la mise en œuvre du matériau traduit

La qualification universitaire de traducteur spécialisé (par domaine, par secteur, par maîtrise d’outils et techniques particuliers, par type de matériau, par ‘métier’) ne se confond pas avec la qualification universitaire de traducteur envisagée ci-dessus.